Ark of Time sur Playstation

yashide Par Yashide

ark_of_time_jaquette

Point & click sorti fin 1997 / début 1998 sur Playstation, Ark of Time a donc d’emblée du faire face à la concurrence d’un sacré poids lourd, j’ai nommé Les Boucliers de Quetzalcoatl, second volet de la saga des Chevaliers de Baphomet, que j’ai eu à l’occasion de Noël 1997. Mais ce n’est pas le sujet, n’est-ce pas ? Après l’avoir terminé et reterminé donc, il me fallait absolument une autre dose de point & click, j’étais devenu accro… Mais lequel choisir ?

J’avais été attiré dans Player One 82 par deux jeux pas très bien notés (pour une époque où toute note inférieure à 90% était quasi-synonyme de jeu relativement moyen…) : Ark of Time (87%) et The Last Report (80%). Mon attirance pour les sujets « ésotériques » tels que l’Atlantide, Stonehenge ou Nazca a fini par faire pencher le curseur du côté du soft de Project Two Interactive. Fin mars 1998, il y a 17 ans jour pour jour, pour mes 15 ans, je mettais donc finalement la galette convoitée dans ma fidèle Playstation, prêt à parcourir le monde en quête de la mythique cité engloutie.

Exit le très classe George Stobbart, je me retrouve cette fois dans les baskets de Richard Kendal, journaliste sportif dans un quotidien britannique promu grand reporter pour partir sur les traces d’un professeur à la recherche de l’Atlantide disparu lors d’une expédition. Me voici donc, regrettant déjà mes reportages footballistiques, coincé entre mon rédacteur en chef faisant tout pour me refiler le bébé (le principal étant d’éviter de devoir bouger ses fesses de son bureau) et mon manque d’emballement pour la mission.

Bon, je vous l’avoue tout de suite, je suis un peu tiraillé en écrivant ce texte… En refaisant le jeu j’ai été extrêmement frustré, bien au-delà de ce à quoi je m’attendais (et pourtant, je m’y étais préparé psychologiquement, Melkiok vous le confirmera :D). Je vais donc essayer de faire fi de mon animosité du moment pour rester un maximum fidèle à mon ressenti de l’époque.

Passons d’abord sur les aspects esthétiques et techniques. Vous l’aurez constaté au vu des captures d’écran illustrant cet article, c’est vraiment moche ! Et la barre d’inventaire / dialogue qui occupe facilement 1/3 de l’écran en permanence n’aide pas vraiment à la lisibilité. L’animation ne rattrapera pas le coup puisque le jeu est lent et rame pas mal. Côté sonore, il n’y a pour ainsi dire pas de musique à l’exception de quelques bruits d’ambiance. Les dialogues sont quant à eux uniquement en Anglais sous titrés, et les voix ne sont pas spécialement convaincantes (certains personnages en deviennent vite ridicules). Bref difficile de tenir la comparaison avec les Chevaliers de Baphomet !

Pour ce qui est des énigmes et de la difficulté du jeu, en raison des problèmes liés à la technique et la fenêtre de jeu réduite, les petits objets ne sont pas forcément identifiables visuellement et même en tentant de parcourir au mieux les écrans, on n’est pas à l’abri de passer à côté de quelque chose d’essentiel. Mention toute particulière aux indications « Aller à… » pour changer d’écran parfois extrêmement mal placées. Malgré cela, les énigmes sont globalement plutôt logiques à quelques exceptions près. Par exemple, je ne comprends toujours pas le « combiner urne et hiéroglyphes » qui m’a fait délaisser le jeu par dépit pendant quelques mois à l’époque et qui m’a à nouveau posé problème lors de ma récente tentative. Je serai quand même indulgent, car au final ce ne sont pas les énigmes qui sont incohérentes, mais plutôt la progression dans le jeu et dans l’histoire qui est complètement illogique et mal foutue !

Ce point, qui ne m’avait pas choqué à l’époque car je jouais en tâtonnant et donc je passais d’un lieu à un autre sans raison particulière, m’a totalement sauté aux yeux cette fois alors que j’ai plus ou moins joué avec une soluce à portée de main à partir du moment où je suis resté bloqué… Un petit exemple, alors que je me rends du fin fond de l’Afrique vers une île des Caraïbes, simplement pour demander à une peintre rencontrée auparavant de me peindre une carte. Comme elle prend un peu de temps à s’exécuter, je dois repartir en Afrique progresser dans l’histoire avant de revenir la voir pour enfin récupérer ma carte. Ça va en faire des notes de frais pour mon journal !

Et bin… Ça en fait des points négatifs tout ça… Et pourtant… Je ne peux m’empêcher d’avoir un affect particulier pour ce jeu… Comme je le disais en introduction, le sujet abordé me parlait particulièrement. Certains lieux visités au cours de l’aventure (Stonehenge, île de Pâques, Atlantide, …) me fascinaient et je ne compte plus le nombre de reportages que j’ai regardés ou de livres que j’ai lus sur ces sujets à la même période. Bref, malgré ses innombrables défauts, tous plus rébarbatifs les uns que les autres, Ark of Time gardera toujours une place de choix dans mes souvenirs de gamer ainsi que sur mon étagère dédiée à la 32 bits de Sony.

Croyez le ou non, mon intention première était de vous donner envie de découvrir ce jeu, mais je pense que Kendal me dirait probablement la même chose qu’en essayant de combiner un crabe et une bouteille de rhum… « I think it’s a useless attempt ».

BONUS :

Attention, si vous êtes maso et que vous décidez de vous lancer dans l’aventure, il y a possibilité de rester bloqué définitivement, donc pensez à faire plusieurs saves. Et parce que je suis quand même sympa, voici le seul blocage intempestif que j’ai rencontré : chez les Touaregs, surtout ne donnez pas la nourriture au chien dans le bazar avant d’avoir ajouté du poison à celle-ci…

Bon courage 😉

– Yashide – https://twitter.com/lardon_83

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