La Saga TEKKEN sur Playstation : TEKKEN 1 !

melkiok Par Melkiok

Malgré sa présence dans le line up je le confesse mon premier jeu de baston sur Playstation ne fut pas ce cher Tekken mais Toshinden qui avait un côté plus démo technique avec ces personnages aux supers pouvoirs flamboyants (la boule d’énergie de Fo Fai !) et son gouraud shading totalement aguichant.
Mais au bout d’un moment la lassitude montra le bout de son nez car il s’avérai que le gameplay n’était pas d’une profondeur folle
Aussi bien le nombre de coups limités par personnage que le système de jeu projeta rapidement mon attention sur son concurrent direct.

Bien vite je me procure donc la proposition de Namco surtout que le désir d’achat va être amplifié par les choses suivantes :

1. La présence d’une vidéo démo sur le mythique cd Demo One fourni avec la console
2. La possibilité de m’y adonner lors du summer Tour Sony Playstation qui permettait de tester en avant première la mythique 32 bits !
3. Et en rajouter une couche avec un mini tournoi organisé lors d’un évènement mythique des années 90 à savoir le SuperGamesShow, d’ailleurs il faudra vraiment que je vous en fasse un article dédiée un de ces 4…

Ni une ni deux bien vite je tape un peu plus dans mes économies (ce n’est pas comme si on venait de lâcher 2600 balles pour la console et deux jeux ahah) et hop notre ami est là dans mon salon.
Mais avant toute chose admirons la sublime intro en image de synthèse qui pour l’époque faisait vraiment son petit effet !
Elle présente succinctement chacun des combattants et nous avons à un casting des plus hétéroclites et très inspiré de la pop culture.

  • Law un artiste martial dont les mimiques ne laissent aucun doute sur le fait que l’inspiration majeure soit Bruce Lee
  • Jack le cyborg impassible dont l’inspiration évidente est le Terminator
  • King un catcheur au masque de tigre, luchador au grand cœur et littéralement  défenseur des orphelins
  • Nina une irlandaise assassine pro des choppes et des prises de soumission
  • Michelle versée dans les arts martiaux chinois
  • Yoshimitsu un mystérieux sabreur ninja à l’allure atypique
  • Paul au style de combat non identifié et à la coupe de cheveux improbable qui va un peu jouer le rôle du Ken de service
  • Et enfin Kazuya de le famille Mishima LE protagoniste principal par qui va découler l’immense soap telenovelas dont va nous gratifier les scénarios des futurs opus

Bon je n’ai jamais trop accordé d’attention au scénario d’un jeu de baston et là on peut dire que c’était gratiné tant les développeurs ont fait un travail d’écriture absolument monumental
La densité du background de chaque perso est ultra fouillée et chacun à sa propre motivation pour gagner le tournoi ce qui créé un affect assez charmant.
Sans compter les interactions entre les divers personnages qui ont tous une petite histoire au sein de la grande histoire sans parler des relations imbriquées entre leurs différentes existences.

Bon voilà les bases sont posées !
Je m’en vais donc vous compter ma façon d’aborder un jeu de baston. J’y ai un rapport particulier car en effet je n’y joue quasi uniquement…qu’en solo.
Eh oui c’est carrément l’antithèse d’un jeu où il est la norme de s’y mesurer avec un humain et de se lancer dans des duels compétitifs avec ses bons amis pour flatter son égo.
Mais en fait moi ce qui m’éclate c’est avant tout d’éprouver à 100% des profils des protagonistes !

Coups spéciaux, combos et autres choppes (sur un Mortal Kombat les fatality en prime ce fut un bonheur) tout y passe !
Soit en mode système D comme c’est ici le cas en lançant le mode 2 joueurs et en laissant donc la seconde manette inerte soit comme ce fut le cas à partir du 2 de lancer le Practice Mode !

Et l’on peut dire qu’il y a de la matière.
Le nombre de coups est d’une part conséquent avec au bas mot une quinzaine par individu mais aussi et surtout il y a une diversité inédite dans les projections !
De par la représentation 3D du terrain nous avons donc la capacité de tourner autour de l’adversaire et ainsi de varier, suivant notre position, la nature des choppes.

Et si l’on aime se délecter de prises et autres soumissions comme c’est mon cas direction le trio Nina King et Michelle où leur gameplay permet un nombre de variation dans le chainage des diverses étapes dans la torture du squelette humain proprement réjouissante pour l’époque (mon amour pour Max de Streets of Rage 2 se retrouve carrément ici ahah). Je me régalais avec un plaisir coupable de briser les bras, les jambes le cou ou bien encore les vertèbres de mon adversaire grâce aux divers talents de ce trio mortel.

Si l’on rajoute à ça ce qui a fait également la renommée de la saga à savoir la maitrise des 10 hits combos absolument dévastateurs et vous avez un potentiel d’amusement très conséquent aussi bien pour les fans hardcore de la baston que pour les béotiens de la discipline.

Car oui Je parlais d’accessibilité en préambule eh bien oui c’était un des gros points fort de Tekken on se sentait un pro de jeux de baston en à peine quelques sessions.
Les divers combos, la fluidité des coups, la vitesse d’exécution et d’enchainement dans les animations rendaient chaque joute spectaculaire et gratifiante même sans avoir bossé son sujet au préalable, chose qui rebute la plupart des joueurs occasionnels. Et puis l’impact lumineux à chaque coup placé donnait vraiment de un impact très satisfaisant !

Comble du raffinement dans ce jeu l’on est récompensé ! Comment me demanderez-vous ?
Eh bien via deux aspects. Lorsque l’on battait le boss final du mode Arcade à savoir le padre de Kazuya Mr « badass » Heihachi on débloque…un personnage supplémentaire qui rejoignait la team du point de fer (eh oui c’est le nom littéral du jeu en japonais).
Et ça c’est un cadeau dont j’étais friand ! Je guettais d’ailleurs souvent au sein des mags de soluces le fameux Cheat code permettant d’étendre la sélection initiale du roster (j’étais fou en voyant le bonus de perso dans DBZ Ultimate Battle 22…)
Bon on ne nous voilons pas la face beaucoup étaient de simple copié collé cosplayé avec une nouvelle allure et reprenaient l’ensemble du panel de coups de celui dont il s’inspirait.
Exemple : Prototype Jack ou encore Anna Williams
Mais Ganryu, Lee où l’Ours Kuma (oui oui un Ours) apportaient mine de rien quelques nouveautés de gameplay bienvenues.
Et ô comble du raffinement l’on pouvait même avoir accès au boss final !

Le second aspect gratifiant hormis de passer de 8 personnages jouables à 17 était que chacun avait sa petite cinématique de fin !
Et à l’air des prémices des images de synthèses il n’en fallait pas plus en ce qui me concerne pour attribuer immédiatement une aura culte à ce jeu.
D’avoir 8 cinématiques bien distinctes qui nous en mettant plein les mirettes, j’ai envie de dire gratuitement car le jeu était déjà royalement divertissant et généreux, pour moi c’était du jamais vu.

Pour les Super Streets Fighter 2, Samurai Showdown ou encore Mortal Kombat que j’avais pu pratiqué sur la génération précédente nous n’avions aucune rétribution après avoir fini le jeu si ce n’est l’autosatisfaction d’avoir un tant soit peu maitrisé le perso pour battre les adversaires les plus corsés.

Enfin bref tant d’heures de bastonnades délicieuses solo ou en duo car oui en dehors de ma fratrie qui agrippait volontiers la manette c’était le jeu démo à dégainer lorsque les potes du collège se pointaient chez moi pour voir le graal 32 bits et bien vite il pris le pas sur les sessions de jeu de ce cher Toshinden dont le gameplay était devenu du coup bien trop limité.
En début d’article je vous annonçais de façon bien trop ambitieuse une chronique sur les 3 jeux mais au final je fus tellement prolixe qu’ils feront l’objet d’un autre article tant il y a aussi à en dire avec pourquoi pas une petite bafouille sur ma période PS2.

Voila c’est tout pour le poing de fer épisode 1, à bientôt pour un focus Tekken 2 !

– Melkiok – https://twitter.com/melkiok

2 réflexions au sujet de « La Saga TEKKEN sur Playstation : TEKKEN 1 ! »

  1. Coucou ! Je suis entré dans la franchise par Tekken 3 puis par Tekken 2 (avec ses anges improbables), allez savoir pourquoi, et en effet nous avons principalement poncé le mode 2P. Fan de la première heure des jeux de baston à la street fighter, le gameplay m’a immédiatement paru rebutant, notamment pour la gestion des sauts, et la multitude de boutons disponibles, qui n’avait rien à voir avec les anciens jeux 2D, plus nerveux et instinctifs. Tout est ici dans le combo le plus efficace et spectaculaire possible. Mais voilà, je garde de bons souvenirs de ces jeux et des cinématiques / plans de caméra qui inauguraient une nouvelle ère du JV. Bel été !

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