Les Retro Chroniques #2 : Violent Storm (part 1)

yuuyakunPar Retro Bonheur

La découverte de Violent Storm n’était pas lors d’une réunion entre amis à la sortie de l’école, ni lors d’un goûter d’anniversaire. Ce n’était pas non plus lors d’un après-midi passé dans les dédales d’une salle sombre à l’odeur douteuse et enfumée, bruyante de bips et autres sons vidéoludiques. Non, pour une fois, cette histoire allait nous ramener dans une période beaucoup plus récente, quelque part au tout début de la deuxième décennie de ce siècle.

En plein dans ma vingtaine, je n’étais pas encore trop touché par la fibre nostalgique vidéoludique , vous savez cette maladie qui frappe sans prévenir à la trentaine…La démocratisation de l’émulation m’avait fait télécharger nombre d’émulateurs sur mon ordi mais leur utilisation était donc rare et se limitait aux jeux que j’avais connu plus jeune ou ceux dont j’avais entendu parler, préférant quitte à gamer, m’adonner à mon unique intérêt du moment : Super Street fighter 4 sur Xbox 360.

Néanmoins, un jour, il me prit l’envie de flâner dans la ludothèque de ma console de cœur, la Megadrive :  

  • Maui Mallard ? Tiens, ils avaient fait un autre jeu Donald ? Intéressant…mais très loin de Quackshot.
  • Hum Aladdin, toujours aussi beau !
  • International Superstar Soccer Deluxe, il était drôlement bien mené pour moi qui ne l’avait fait que sur Super Nintendo (j’allais souvent chez l’ennemi).

Aller, terminons par le must : Streets of Rage 2, hum  pas de doute, je comprends pourquoi j’y ai passé tant d’heures !

Et justement, que donne Streets of Rage 3 ? La suite du jeu culte de ma console ultra culte auquel je n’avais jamais joué. A l’époque, j’attendais une suite de Streets of Rage 2 tel le messie. Le temps passa et, arrivé en 1994, je m’étais mis à économiser exclusivement pour la Saturn (oui même tout jeune, je sentais une odeur de poisson pas frais avec le 32x). Résultat, plus aucun pécule ne serait dépensé pour la génération précédente, exception possible pour cet hypothétique épisode final.

Un dimanche matin, alors que j’étais devant l’émission Micro Kids diffusée sur France 3, un certain Streets of Rage 3 fut testé… on ne peut plus impatient d’écouter un verdict que je ne m’imaginais autre qu’extraordinaire, je fus très déçu de la conclusion «Note de 14/20, le jeu est mitigé et ne fait pas honneur à son aîné». Très embêté, ces impressions furent confirmées par la presse spécialisée de l’époque et j’étais résolument déçu par un jeu qui n’était que « pas mal » en opposition à excellent. Convaincu de son manque d’intérêt, je décidai de garder mes économies au chaud pour la Saturn, laissant à jamais passer l’acquisition de ce piètre 3ème épisode.

 

Ouh là, sacrée digression…
Retournons donc au XXIème siècle et à cette journée d’essai de roms. Je lance donc pour la première fois Streets of Rage 3 et confirme les dires de l’époque : c’est un jeu pas mal mais qui ne transcende pas la légende de son aîné. Et cette musique ? Mais que t’es t’il arrivé Yuzo Koshiro ?! Notons que je rejouerai plus tard au jeu dans sa version japonaise, Bare Knuckles 3, et apprendrai à l’apprécier mais c’est un autre sujet…

Resté sur ma faim et content de ne pas avoir dépensé 499 Francs pour l’acheter à l’époque, je me décide à taper dans google (un ami qui nous veut beaucoup de bien et qui n’est jamais intrusif) «Best Beat Them Up games». En lançant la recherche, j’ai notamment en tête un jeu auquel je m’étais essayé plus jeune dans le café du village de mon lieu de vacances, un Beat them up très punchy avec des armes et…des dinosaures.

Quel n’est pas mon plaisir quand je vois apparaître dans une liste le titre du jeu en question Cadillac and Dinosaurs. Je le lance de suite, et il confirme mes bonnes impressions de jeunesse avant de retourner à ma recherche, souhaitant en quelque sorte m’assurer qu’à part celui-là, aucun autre ne vaudra le coup. Tiens, qu’est-ce que c’est que ce jeu bizarre ? Ninja Baseball Batman ?! Original comme nom, et cet univers totalement barré… Allez, je le mets de côté et je l’essaierai plus tard. Prêt à fermer mon onglet, je tombe sur une image qui m’éclate la rétine. Dans un décor de coucher de soleil, je vois à bord d’un train une flopée de personnages aux sprites énormes et un blond qui me fait penser à Axel (CQFD: de Streets of Rage), sauf que le graphiste n’a pas l’air de s’être pris au sérieux et joue dans la cour de la dérision. Ça s’appelle … Violent Storm  ? La «Violente tempête» ?! Pourquoi pas…

Et c’est la suite de  Crime Fighters ? Jamais entendu parler. Voyons donc à quoi ce dernier ressemble. Je lance une recherche et trouve des images qui contrastent avec Violent Storm : univers, taille de sprites, erf Crime Fighters est très différent. Aller ouste, retournons à notre violente tempête. Je lis le texte qui accompagne l’article : le contributeur est dithyrambique à son sujet ! Il parle d’une des meilleurs hidden gem de l’univers arcade. Ouh là doucement garçon, ne t’emporte pas dans tes propos, tout le monde sait que rien ne surpasse Streets of Rage 2 dans cette catégorie…mais j’avoue être maintenant curieux de l’essayer.

Aller après cet ENORME préambule lançons Violent Storm, on conduira notre Cadillac pour buter des dinosaures plus tard.

Comme à mon accoutumé lorsque j’essaye un nouveau titre (ça énerve d’ailleurs certains de mes amis moins patients que moi) je laisse défiler l’intro. Celle-ci est ici joliment faite et vous met directement dans le bain. Dans un univers post 3eme guerre mondiale, une magnifique demoiselle blonde (le jeu est sorti en 1993 à l’apogée du cliché Blond californien, amitiés à Pamela) et salue ses 3 amis qui sont de l’autre côté de la rue avachis sur leur voiture et, oh heureux hasard, tous hyper musclés et adepte de la salle de sport de leur état.

Mais alors que Sheena traverse (c’est son nom), elle est enlevée par un affreux motard mi-homme / mi Blanka de Street Fighter. Ni une, ni deux, nos 3 amis se lancent à sa poursuite, apparaît alors le titre Violente tempête. (Je conçois la ringardise du titre traduit en français et vous informe que je l’utiliserai maintes fois). Nous voilà donc mis dans l’ambiance :  un scénario 100% série Z bas de gamme, mais qui a le mérite d’avoir une réalisation réussie et d’avoir introduit en quelques secondes tous les personnages.

Aller, il est temps d’insérer une piécette virtuelle et de s’essayer à cette pépite ignorée ! J’arrive alors à l’écran du choix des personnage. Première claque, la musique est totalement estampillée années 80. Elle donne la pêche et je peux presque sentir les basses du Qsound des salles obscures d’antan. Et qu’en est-il de nos trois héros ? Du 100% cliché ! Le jeune au blond vénitien  s’appelle Wade et à surement servi de prototype au Prince Charming de Shrek. Le second, Boris, est un métis hyper balèze qui pourrait faire penser à Wesley Snipes dans Blade. Le troisième, Kyle, est le plus rapide de la bande, et me fait penser à un mix entre l’homme poisson aka  Deep joué par Chace Crawford dans The Boys et John Travolta dans Volte face. Et si vous vous demandez où je vais chercher tout ça, c’est que vous n’avez pas pris le temps de regarder les beaux portraits de nos protagonistes qui apparaissent quand vous laissez tourner le jeu.

Je sélectionne Wade (je veux toujours lui faire honneur) et, cela fait, je vois apparaître le vilain méchant en moto qui s’enfui dans une gare ferroviaire. Une fois à l’intérieur, une énorme porte en acier vient en fermer l’entrée. Ce n’est rien pour nos 3 bonshommes qui filent à toute allure à sa poursuite dans leur décapotable détruisant la porte à leur passage. Wade saute alors de la voiture prêt à démarrer sa vendetta et c’est ainsi que le jeu commence. En une fraction de seconde, nous voilà totalement immerger dans le jeu et ce n’est que le début des bonnes impressions. En effet, un florilège d’ennemis en tout genre défile sous mes yeux. Je suis de suite ébahi par des sprites gigantesques et par une musique ultra pêchue à souhait teintée d’un esprit héroïque (elle s’appelle «Who’ll be the hero»).La suite de cette incroyable découverte gaming tout bientôt les amis !

– RetroBonheur – https://twitter.com/RetroBonheur

5 réflexions au sujet de « Les Retro Chroniques #2 : Violent Storm (part 1) »

  1. Un peu de 36 15 ma vie…., il y a moins d’un an ,j’étais en train de repasser ( oui c’est du 3615 ) ) , le chromebook allumé sur la chaîne de Doc mac coy qui faisait sa vidéo bilan et il a l’habitude de mettre des extraits de jeu en fond qu’il a testé auparavant. La bande son passe par le bluetooth et …  » bordel c’est quoi ça ».

    C’est la bande son qui m’a attiré en premier , je confirme que certains morceaux sont bluffants ^^

    Dans le genre Beat them up , est ce que tu connais Zero team usa ?

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