Parent-gamer, la question de la transmission vidéoludique (part 2)

yashide Par Yashide

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour la suite de mon dossier de papagamer (vous retrouverez ici la première partie) , dont l’objectif est de présenter ma sélection de jeux (1 seul par machine) que je pense de mon devoir de faire découvrir à mon fils pour lui donner un bon aperçu de mon parcours de joueur. Et pourquoi pas lui transmettre ma passion du rétrogaming, mais aussi et surtout  histoire de passer de longues heures de partage et de rires autour des jeux et des consoles de mon enfance. Après une première partie couvrant les années 80 jusqu’à la moitié des années 90 (de l’Atari 2600 aux 16 bits), j’aborderai logiquement ici la suite de la chronologie avec la fin des années 90 / début des années 2000 (32/64 bits + PC).

Playstation : Les Chevaliers de Baphomet

On ne va pas se cacher, si je choisis ce jeu, c’est bien entendu parce qu’il est et restera éternellement mon GOAT (nouvelle alerte jeu de mot pourri, dédicace à l’immonde Raymonde). Il connait ce jeu et ses héros George et Nico (je ne lui ai pas encore dit qu’elle ne servait à rien) depuis tout petit. Il faut dire qu’avec toutes les boites des différentes versions de chaque épisode de la série éparpillées à la maison, voire qui sont exposées dans la bibliothèque (qu’il me demandait à une époque de cacher car elles lui faisaient peur), les affiches dans le bureau, le T-shirt, l’artbook, les différents livres consacrés aux point and click (cf un peu plus bas), il est difficile de passer à côté quand on traine un peu chez moi… Alors bien sûr, contrairement aux autres jeux mentionnés, il faudra attendre de longues années avant qu’il puisse profiter pleinement de l’expérience, mais j’ai juste hâte de ne serait-ce que pouvoir commencer à diriger George en sa compagnie et lui faire découvrir ce jeu qui m’enchante et me passionne depuis presque 25 ans.

N64 : Pokemon Snap

Pour le coup je triche doublement puisque non seulement je n’ai jamais eu de Nintendo 64, mais je n’ai en plus jamais joué à Pokemon Snap et je ne suis tout simplement pas attiré par l’univers Pokemon. Personnellement, le seul jeu N64 sur lequel je me suis éclaté chez les copains (et encore jusqu’à facilement le milieu des années 2000) c’est Mario Kart 64. Mais vous le verrez dans peu de temps, j’ai préféré garder ma cartouche (ahah) Mario Kart pour une autre machine. Question Pokemon Snap, c’est donc plutôt avec YuuyaKun qu’il faudra voir vu que c’est un de ses jeux fétiches, mais vu comment mon fils l’a harcelé après qu’on soit allés ensemble acheter Pokemon Epée sur Switch pour sa mère pour qu’elle lui montre quand elle joue, un petit Safari photo au pays des Pokemon sera l’idéal pour découvrir le bestiaire originel au delà des Pikachu/Salamèche/Bulbizarre/Carapuce qu’il connait déjà. Attention, je ne cautionne cependant pas la maltraitance animale par jet de pomme !

Game Boy Advance : Mario Kart Super Circuit

Et voilà pourquoi j’ai choisi de snober Mario Kart 64. Mario Kart Super Circuit sur GBA, c’est tout simplement mon épisode préféré. Mon histoire est d’ailleurs assez contradictoire avec la portable 32 bits de Nintendo. C’est d’un côté l’unique console que j’ai réservé en magasin pour l’avoir Day One, et probablement la console sur laquelle j’ai acheté le moins de jeu (on oublie la DS et la PSP bien sûr :D). Et ce Mario Kart, je l’ai attendu avec impatience tout l’été 2001 au point de harceler régulièrement mon vendeur préféré pour savoir s’il l’avait enfin reçu. Son plus produit ? Proposer, en plus des 20 circuits dédiés à cette version, tous les circuits de l’épisode Super Nintendo. Cette version est donc à mon sens idéale pour faire découvrir à mon fils les jeux de voitures et la franchise Mario Kart avec les circuits simples (à quelques exceptions près) de la version 16 bits mais sans la maniabilité complexe de celui-ci.

PC : The Curse of Monkey Island

Yo ho, Yo ho, a pirate’s life for me. Durant l’été des 2 ans de mon fils, j’ai acheté le livre de Patrick Hellio relatant l’histoire du Point and Click avec Guybrush en couverture. Bien m’en a pris (ou pas), car dans les quelques mois qui ont suivi cet achat, le rituel incontournable du soir était de feuilleter les pages du livre pour regarder les images, avec une insistance particulière sur les parties consacrées à la série Monkey Island. Il a appris à reconnaitre d’autres personnage présents comme Gizmo (oui oui), George et Nico (cf ci-dessus), Sam & Max ou encore le très séduisant Larry, mais Guybrush et la dame pirate (Elaine Marley) ont toujours eu ses faveurs. D’ailleurs, entre nous, faire le « signe du pirate », c’est prendre la pose de Guybrush sur la couv avec le pouce levé ! Pour l’anecdote rigolote, à chaque lecture j’essayais de sauter discrètement une page avec une illustration un peu olé olé avec un dragon sur une femme nue… Et à chaque fois on tombait bien entendu dessus quand même… Monkey Island est donc une étape évidente dans son éducation vidéoludique, et mon choix se porte sur le 3ème épisode, pourtant souvent décrié, mais qui reste mon préféré notamment en raison de sa qualité visuelle.

Jeu Bonus : Blades of Steel sur NES (ou Game Boy)

Vous l’aurez constaté, je n’ai pas mis de jeux de sport dans ma liste, bien que ce soit certainement le genre sur lequel j’ai passé le plus d’heures durant mon enfance, sur tous sports confondus (foot, hockey, tennis, volley, F1, athlétisme, rugby, basket, foot US …). Mais les jeux de sport sont tout simplement trop compliqués dès lors que l’on passe sur un gameplay à plus de 2 boutons. Malgré tout, je suis quand même obligé de le faire passer par la case hockey sur glace tant je suis un fan invétéré de ce sport et de l’équipe des Pittsburgh Penguins (cf mes nombreux articles ici…). De surcroît, le hockey est présent dans notre relation depuis avant sa naissance. Les souvenirs de matchs de playoffs 2017 visionnés la nuit dans sa future chambre avant sa naissance pour ne pas déranger la maman (mention spéciale au match 7 contre les Washington Capitals), ou encore les résumés de matches regardés avec lui depuis. Et puis pour couronner le tout, étant né le 07/08/17, jour des 30 ans de la superstar des Penguins Sidney Crosby , il a hérité de « Sidney » en 3ème prénom à l’état civil. D’ailleurs, vu qu’il y a une patinoire et un club de hockey dans notre ville, j’ai bon espoir qu’il ait envie de s’y initier quand il sera en âge de le faire :p. Vous l’aurez compris, je ne pourrai pas omettre un petit jeu de hockey dans son apprentissage! Mon choix se porte logiquement sur un jeu simple et fun (les bastons !) comme Blades of Steel, mais vu que l’équipe de Pittsburgh n’est pas présente, j’espère pouvoir rapidement passer à la vitesse supérieure avec du NHL 94 !

Ainsi se conclut cette petite sélection de titres à travers lesquels je souhaite initier ma progéniture aux jeux vidéo, et profiter pleinement des années qui me séparent du moment où je serai complètement largué lorsqu’il ne jurera plus que par les Minecraft, Fortnite ou Call of Duty du futur... Et vous, que vous soyez parentgamers ou pas, quels sont pour vous les jeux qui devraient absolument faire partie de l’éducation vidéoludique de vos enfants ?

– Yashide – https://twitter.com/lardon_83

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