Streets Of Rage 1 sur Megadrive : ROUND 1

yuuyakunPar Retro Bonheur

Le Contexte

C’est un Automne comme un autre au pays du Soleil Levant, à ceci près qu’une foule incroyable s’est massée devant tous les magasins d’électronique de Tokyo. Après des heures d’attente, un public ravi sort, son nouveau Saint Graal à la main : nous sommes le 21 Novembre 1990 et Nintendo vient de sortir la Super Famicom. Non content d’avoir pulvérisé des records de ventes dès les premiers jours avec ses 2 excellents jeux de lancement : F-Zero et Super Mario World, elle est aussi soutenue par l’un des meilleurs éditeur tiers de l’époque : Capcom, qui, le 21 Décembre, y convertit son hit d’arcade, j’ai nommé Final Fight !

Un Beat them up qui cartonne dans toutes les salles obscures et qui a donné depuis sa sortie un nouvel élan au genre, porté jusqu’alors par les Double Dragon et autres Renegade. Le portage Super Famicom va pourtant souffrir d’un contenu amaigri, notamment en se limitant à 2 personnages jouables, mais surtout en supprimant le mode deux joueurs, oui c’est possible. Pourtant, cette conversion fait grand bruit au Japon et n’aide pas les affaires du drapeau étendard d’un certain concurrent, j’ai nommé Sega.

!

En effet, la Megadrive a «seulement» séduit 2 millions de Japonais depuis sa sortie et se trouve bien dans la tourmente concurrencée maintenant par la 16 bits de Nintendo. Agacé par ce nouveau succès de la firme de Kyoto, et voyant que les conversions de ses beat them up arcade comme Altered Beast ou Golden Axe n’obtiennent pas la même ferveur (pourrait on dire qu’on les comprend), Sega décide donc de développer SA réponse à Final Fight. Un jeu censé créer l’engouement, 100% exclusif à la Megadrive, et surtout répondre aux écueils du portage de Capcom (entre autre, inclure un mode 2 joueurs et 3 personnages jouables)

Cette tâche conséquente est allouée à l’un des départements de Sega déjà responsable des très bons Revenge of Shinobi et Phantasy Star, et comprenant dans ses rangs un certain Yuzo Koshiro aux rênes de la partie musicale…. Après plusieurs mois de développement, c’est un «poing nu» qui pointe le bout de son nez le 2 Août 1991…

Le jeu s’appelle donc Bare Knuckle au Japon, qui signifie littéralement « Poing nu »

Une rencontre très personnelle avec le soft

«Fast forwardons» quelques temps plus tard, en Février 93, chers lecteurs et lectrices, afin de vous conter en quelques mots toute l’importance que revêt ce soft à mes yeux.

Heureux possesseur d’une Master System et d’une NES, je le suis de moins en moins quand je vois tourner les nouvelles bécanes 16 bits de ces mêmes constructeurs. Mitraillé de pub à Noël que j’ai passé à baver devant les Sonic ou autre Street Fighter 2, il m’est finalement permis par mes chers parents de «doubler mes bits», excusez du peu. En revanche, et au vu du prix de cette nouvelle génération de console, il m’est demandé de faire le bon choix, car il ne sera pas question d’en racheter une autre de sitôt. Alors que choisir ?

D’un côté, la pub du tout nouveau Street Fighter 2, exclusivité Nintendo, me fait vraiment de l’œil, vraiment beaucoup !  Et puis, la Super Nintendo, c’est tout récent, il y a donc ce sentiment subjectif que c’est forcément mieux. De l’autre, Sega, qui depuis 1991 passe des pubs si alléchantes, si cool, ah ce punk qui se fait latter à Sonic ou à Shinobi, moi aussi j’ai envie de relever le challenge, même si Sega, c’est plus fort que toi !  Allez, c’est décidé, je vais chez Sega. En plus, ils font un pack très intéressant avec deux manettes et deux jeux : Sonic, et un certain Streets of Rage, on verra ce que ça donne. C’est ainsi qu’un jour de Février 93, dans un Auchan de France ou de Navarre, une boite de couleur foncée adossée d’un hérisson tout bleu et d’un autocollant «Streets of Rage Inclus» repart sous mes bras pour la plutôt coquette somme de 1290 Frs.
Impatient comme ce n’est pas permis, je m’empresse de brancher ma console, insérant immédiatement ce jeu qui me fait rêver depuis si longtemps : Sonic.
Quel émerveillement devant ces couleurs chatoyantes, ces airs entraînants et ce petit hérisson si rapide, et, qu’il est bon d’avoir accès à cette révolution 16 bits.

Allez, après quelques heures de plaisir et une longue pause, place au deuxième soft. La cover de la boite a fière allure, et semble promettre un jeu énergique à souhait. Je branche le jeu, regarde l’intro en entier avec un texte «Shakespearien» qu’à l’époque je ne peux déchiffrer. Qu’à cela ne tienne, je suis impressionné par la musique et la dynamique de l’intro. Et il est maintenant temps d’appuyer sur start, arrivé au menu, je sélectionne «1 Player» et je me retrouve alors à devoir choisir entre 3 personnages : Adam, Axel et Blaze. Cet Axel m’a l’air bien baraqué, qui dit baraqué dit fort et efficace, ou du moins c’est le raisonnement basique que j’applique. Allez, je le prends.

S’ouvre alors un écran avec un beau «Round 1» qui disparaît pour laisser apparaître un très beau décor et mon cher Axel. Et oooh, quelle musique sympathique ! Je prends tout de suite en main le personnage et le fait naturellement avancer vers la droite, le premier ennemi arrive et là… j’appuie sur le bouton A

Le Jeu en question

Une ville autrefois paisible est aujourd’hui devenue mal famée et rongée par les ambitions démoniaques d’un nouveau syndicat du crime. Pis encore, la police voit ses membres corrompus les uns après les autres. La violence règne et il est de plus en plus dangereux de se balader seul dans ses rues. Dans cette atroce réalité, 3 officiers de police décident de partir en guerre contre les loubards des rues (oui, on dit loubard pas racaille à l’époque…). Ne trouvant pas le soutien espéré de leur hiérarchie et agacés de cette anarchie, ils quittent la police et partent affronter seuls la bataille contre le crime dans ces…rues de la rage (vous voyez pourquoi l’anglais est une langue marketing…).

C’est ici que tout commence…

Notons que ce scénario qui ne brille pas par son originalité a quand même le mérite d’exister, et d’être bien conté par une superbe introduction.

Ces 3 personnages, aujourd’hui popularisés par la saga avaient chacun des aptitudes différentes réparties entre force, rapidité et hauteur du saut, et tout le monde trouvait son préféré.

Adam saute haut, frappe fort, mais se traîne (un peu gênant si vous jouez en 50hz), il n’empêche qu’il était mon préféré.

Axel frappe fort, va vite, mais saute comme un naze, et vu qu’il frappe avec le genou, son coup sauté est doublement mauvais.

Blaze, l’atout féminin du jeu, est une jeune et jolie demoiselle fan de lambada (rappelez vous que le tube de l’été 89 est encore dans toutes les mémoires) qui saute haut, va vite mais qui inflige moins de dégâts. On remarque l’intelligence de Sega de proposer pour la première fois un personnage féminin dans ce genre de jeu, Bim Capcom !

Fin de cette première partie. Que valent maintenant les différents niveaux jonchant cette aventure ? Et quid de l’intérêt du jeu aujourd’hui ? Réponse dans un second article.

– RetroBonheur – https://twitter.com/BonheurRetro

3 réflexions au sujet de « Streets Of Rage 1 sur Megadrive : ROUND 1 »

  1. Adam était clairement au dessous du lot ! Même si j’amais bien Blaze, il faut le dire.
    Sor1 est un jeu qu’on m’avait prêté pendant une quinzaine de vacances et que j’avais poncé en long en large et en travers. Big memory.

  2. J’avais été plus attiré par la snes à l’époque et je jouais chez les potes à la megadrive c’était vraiment deux bonnes consoles. Streets of rage est un super titre sur lequel j’ai joué des heures avec alien storm.
    1290 francs ça me paraît énorme alors si on remet en euro ça représente pas grand chose.

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