Road Rash 3D sur Playstation

yashide

Par Yashide

Est-il encore bien nécessaire de présenter Road Rash ? Déjà évoquée sur Another Retro World dans sa version originelle sur Megadrive, c’est juste une saga culte pour tout amateur de vitesse et de castagne qui se respecte ! Après 3 épisodes sur la 16 bits de SEGA (+ les portages) et un opus 2D sur 3DO porté sur Playstation/Saturn, Electronic Arts passe le cap de la 3D en 1998 sur Playstation avec son tout nouveau et bien nommé Road Rash 3D.

J’ai découvert cet épisode au détour de mon Player One de l’été 1998, dans un test tout simplement dithyrambique du mythique El Didou (« roi du burn out sur peau de vieille » dixit sa signature). Des notes hallucinantes, oscillant de 95% pour les graphismes à 99% pour le « Player Fun », et un 97% en global. Bref, du tout bon avec un jeu absolument délirant, speed, violent et à l’ambiance de malade. Les notes dans les magazines avaient beau être relativement élevées à cette époque, on avait l’air de toucher là au summum de la « simulation » de course. En bon fan du premier volet, difficile pour moi de ne pas succomber et me précipiter chez mon dealer attitré !

Au programme donc, toujours des courses sauvages à moto, parcourant campagnes, vallées et environnement urbains tout en tabassant ses adversaires et en semant les forces de l’ordre. Le mode « Grand jeu » faisant office de Story, le mode « Baston » de course simple et enfin le mode « Chrono » de Time Trial (avec ou sans « emmerdeurs »). Le principal intérêt est donc sans aucune surprise le premier. Avec un pécule de départ, il faut choisir sa bécane parmi les modèles bas de gamme des 4 catégories de moto proposées, correspondant chacune à un gang de motard. Une série de courses s’offre à nous, avec pour but de faire bouffer l’asphalte aux 15 concurrents pour rallier l’arrivée en tête et glaner un maximum de dollars, tout en évitant de flinguer son engin et de se retrouver en GAV (BUSTED !!!).

Après quelques chevauchées sauvages (dans tous les sens du terme), le changement de monture est indispensable (adieu les savonnettes !) pour ne pas finir largué… Et le schéma se répète ainsi jusqu’aux modèles les plus puissants. Et si le challenge est relativement aisé sur la première partie du jeu, cela se corse sévèrement dès que l’on passe à la 2ème gamme de moto. Vitesse accrue, adversaires plus vindicatifs et bien entendu cops beaucoup plus hargneux, le moindre faux pas (surtout dans la 2ème moitié de parcours) et les chances de gagner les courses peuvent être réduites à néant.

Par rapport à ses prédécesseurs, je trouve Road Rash 3D beaucoup plus rapide et nerveux, ce qui a pour effet de mettre plus l’accent sur le côté course un peu au détriment de l’aspect baston. Plus le jeu avançant et s’accélérant, plus la marge d’erreur étant mince, on a donc un peu (beaucoup) tendance à éviter les affrontements, surtout en queue de peloton. Bon, quand on lutte pour le podium avec des adversaires vraiment trop collants, forcément la donne est différente, y’a plus le choix, il faut bien leur enfoncer dans le crâne (à coup de matraque, nunchakus, batte, …) qui est le boss ! Ma préférence allait toujours à la chaîne, que j’aimais faire tournoyer au-dessus de ma tête avant d’asséner le coup fatal aux pots de colle. Cette arme sera détrônée dans mes délires sadiques plus tard par la bombe lacrymo et le taser (certes déjà présente dans RR3D) sur Road Rash 64, mais ceci est une autre histoire…

Pour finir avec l’enrobage et l’ambiance du jeu, je n’ai pu que me ranger à l’avis de Didou à la vue de toutes les cut scenes bien badass ponctuant chaque course. Cuir, tatouages, feu, piercings, femmes sexy, tellement cliché gros motard beauf mais diablement efficace (on est encore dans les 90s hein). Et je ne peux oublier de mentionner la bande son rock bien rythmée (avec des artistes comme Kid Rock ou le groupe Sugar Ray) pour accompagner nos rodéos. Ma première incursion dans ce genre musical, qui m’a incité à demander à un copain métalleux de me prêter quelques CD de son choix (bon c’était autrement plus violent, mais il faut bien se cultiver !). J’ai même recherché pendant plusieurs années l’OST du jeu, annoncée dans le test, mais en vain.

Pour finir, une petite anecdote prouvant à quel point j’ai déliré sur ce jeu. Avant de me remettre à Road Rash 3D pour écrire ce texte, j’étais persuadé d’avoir passé des heures à m’éclater avec mon meilleur pote en mode écran splitté… Raté, et c’est un des plus gros défauts du titre, ce mode n’existe tout simplement pas. Il faut donc croire que même en jouant chacun son tour, Road Rash 3D m’a laissé de grands souvenirs de fun à 2 joueurs, au point d’occulter de ma mémoire ce manque si flagrant.

Avec le recul, je me suis rendu compte que cet épisode (comme les suivants d’ailleurs) n’avait globalement pas eu bonne presse (67% sur GameRankings), en raison de problèmes graphiques liés à la 3D, d’un manque de punch (lol) par rapport à ses aïeux et donc de l’absence d’un mode 2 joueurs. Je suis donc vraiment content d’être tombé sur LE test encensant le jeu, sans quoi il y a fort à parier que je serais passé à côté d’un de mes jeux favoris sur Playstation. Pour le coup, merci donc aux rebelles de Player One et en particulier à Didou !

Les heures passées sur RR3D pour la préparation de cet article m’auraient même presque motivé à ENFIN lancer Road Redemption, la suite spirituelle de Road Rash, que j’ai backé sur Kickstarter en 2013 et qui est sorti avec plus de 3 ans de retard fin 2017. Et puis de toute façon, si celui-ci n’est pas à la hauteur des espoirs que j’ai placés en lui en 2013, je pourrai toujours retourner me consoler sur son aîné !

– Yashide – https://twitter.com/lardon_83

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