Top 5 des plus grosses déceptions gaming de Melkiok

melkiok Par Melkiok

Bonjour à tous,

Car la vie d’un gamer n’est pas faite que de joies ludiques il me faut vous confier également les cruelles désillusions que chacun de nous a pu connaitre, lorsque par le biais d’un test enflammé ou d’un achat impulsif le spectre de la déception s’est emparé de notre jugement.

Streets Of Rage 3 (Megadrive)

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Comme vous avez pu le lire ici Streets of Rage 2 fut vraiment mon coup de cœur absolu sur Megadrive, voire toutes plateformes confondues.
Il n’y aurait donc pas de mot assez fort pour vous dire à quel point j’attendais ce troisième épisode. Toute la famille était hypée et mon paternel me relançait pour savoir quand nous pourrions nous le procurer.

Arrive donc le doux mois de Mai 1994 où mes chères bibles d’achats publient le test !
Je m’attends naïvement à de la dithyrambie à foison mais eu lieu de ça Player One le gratifie d’un tiédasse 85% et Elwood le testeur de l’époque n’a visiblement aucun affect avec la saga ou les beat them up vu la platitude passe partout de sa prose :
« On avance on frappe jusqu’à ce que les deux continues soient épuisés (…) il ne faut pas aimer la réflexion et la poésie, un esprit bourrin et violent est la seule condition pour s’éclater« .

Joypad m’inquiète encore plus avec deux avis sur trois plutôt tristounes et en particulier celui de Greg bien en verve et qui pointe du doigt quelque chose qui m’affole « J’ai rarement vu un jeu aussi lourd à jouer(…) Streets of Rage 3 est plat, et faussement original (…) c’est plus chiant qu’autre chose »

Hum flippant…

Et puis il faut dire que la disparition de mon perso de cœur Max au profit d’un cyborg neurasthénique singeant le gimmick de Blanka vis à vis de l’électricité ne m’emballe vraiment pas.

Enfin enfin il m’en faut plus tout de même pour passer mon tour et l’opportunité de tester le jeu va m’être offerte puisqu’un ami va me prêter la cartouche.

Je rentre donc du collège tout fébrile, lance une partie et…oh mon dieu mais qu’ont-ils fait ??!? « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé » ALORS LA certainement pas !
Comment avoir la moindre once de charité chrétienne lorsque l’on voit ce que SEGA a donné comme héritage à l’empereur de la baston de rue ?

Le point fort du jeu selon moi était outre sa réalisation chiadée aussi bien graphique que sonore, un parfait cocktail niveau gameplay : une jouabilité sans faille, des hitbox aux petits oignons bref une fluidité jouissive dans les affrontements.

Eh bien tout ça aux oubliettes ! Que c’est mou mes aïeux !

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L’impact des coups autrefois claquants et percutants nous donne ici l’impression de tabasser des ennemis de guimauve. Tout est poussif, enlisé dans une sorte d’inertie mal fichue qui a pour résultat de se faire passer à tabac sans pouvoir réagir.

Un mot sur le soi-disant upgrade cosmétique… Là encore fail sur toute la ligne.
Les sprites ont été visiblement redessinés mais paraissent plus grossiers, comme mal détourés, et patauds.

Ah oui n’oublions pas bien sûr la mise en couleur incompréhensiblement gerbante et le pire du pire selon moi un massacre complet de l’ambiance musicale.

Autrefois un doux nectar auditif avec des mélodies qui restent en tête pour des décennies, avec cet opus M. Koshiro s’est totalement foiré dans l’exploitation du chip sonore avec un rendu ultra saturé de compositions peu inspirées et sans âme.

Bref j’arrête là je pourrais encore sangloter des heures sur cette tragédie et c’est le cœur gros que je rayais de ma liste de futurs achats ce piteux Streets of Rage 3.

WWF Royal Rumble (Dreamcast)

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Mes amis je vous ai déjà confessé par petites touches subtiles mon amour immodéré pour cette activité fantasque qu’est le catch.

Après avoir découvert ludiquement la WWF par le biais de WWF Wrestlemania sur Playstation, j’eus par la suite une réelle idylle avec le genre dont l’apogée furent les deux jeux WWF Smackdown qui m’ont procuré des heures sans fin de plaisir intense.
Tout fonctionnait dans cette licence. Un gameplay bien rôdé, des prises spectaculaires, du fun à l’état pur !

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Bref quand j’ai vu que le genre débarquait sur ma Dreamcast fraîchement acquise je me dis qu’avec le boost de puissance offerte par ce superbe hardware de SEGA on allait avoir quelque chose de grandiose !

Le jeu débarque donc pour Noël et of course il part directement dans les souhaits de cadeaux à trouver au pied du sapin !

Pourtant le Noël 2000 était plutôt chargé en beaux titres sur Dreamcast tels que Power Stone 2, Shenmue, Tony Hawk 2 ou encore Jet Set Radio mais moi c’est du catch que je visais un point c’est tout !

Consoles + 107 - Page 001 (décembre 2000)

En 2000 on n’attend même plus le lendemain matin pour profiter de ses cadeaux et c’est fébrile qu’une fois l’orgie de déballage eut finit de battre son plein que j’enfournais la galette dans ma Dreamcast.

L’intro vidéo se lance, ça commence plutôt bien avec un montage assez savoureux des highlights du moment où la WWF avait emprunté un tournant assez violent et sans concession où punaises, chaises et échelles côtoyaient des stipulations de matchs plus classiques (la concurrence faisait rage et il fallait faire de l’audience ma bonne dame).

Mais sitôt une partie exhibition lancée je suis décontenancé par la jouabilité et la rigidité des animations. Certes pour son ancêtre sur PSX ça n’était pas de la simulation mais il y avait une certaine « science » dans les affrontements.
Là en fait on bourrine juste comme un naze les boutons en espérant que ça passe. On a plus à faire à un beat them up avec une skin de jeu de catch
De plus il manque vraiment des patterns dans les animations qui nous rend le jeu à la fois mou et trop heurté.

Mais le Main Event (comme on dit dans la profession) du crève-cœur est pour moi le mode Royal Rumble. Ce mode surpassait pour moi n’importe quel Mario Kart ou Bomberman en terme de fun et de coups bas où il est question de faire passer le plus de joueurs par dessus la troisième corde en prenant garde à l’élimination.

Ici le gameplay a été perverti pour rendre le tout insipide et pénible si bien qu’après deux bonnes semaines j’ai fini par me résigner à le transformer en cale porte.

Surtout que WWF SmackDown ! 2: Know Your Role (oui tout ça) arrivait dans les bacs !

Discworld (Playstation)

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Avant le roi Baphomet qui a déclenché une sympathique concurrence, les jeux de pointé cliqué étaient peu répandus sur console.

Affectionnant particulièrement le genre quand j’appris qu’un certain Discworld allait débarquer, mon âme d’aventurier s’éveilla et je me mis en veille sur ce futur titre qui visiblement débarquerait pour le Noël 95.

Les sorties étant encore au compte goutte en ce début d’ère 32 bits il n’en fallait pas plus pour inscrire doublement ce petit Discworld sur la liste.

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Fun fact c’est plutôt sur la liste de ma sœur qu’il a atterri quand j’ai fini par la convaincre qu’après l’achat commun de la Playstation et son acquisition de Toshinden (oui je suis un grand manipulateur) ce jeu d’aventure était tout indiqué pour lui faire passer un bon moment de creuse méninges et de découverte d’un univers merveilleux.

Enfin je le croyais… Ne connaissant rien du mythe du Disque-Monde j’étais loin d’imaginer les péripéties atypiques & fantasques même quasi monthy-pythesque abordées dans ce jeu. En effet Discworld n’est ni plus ni moins que la transposition de l’oeuvre monumentale de Terry Pratchett constituée de 35 volumes nous transportant dans des récits de fantasy burlesque.

Comment le résumer autrement au vu des thèmes abordés ? Le vaudou, les contes de fées, Le foot, l’apocalypse, James Bond, l’Égypte ancienne, la Grèce antique, l’enfer de Dante, les Aztèques ou encore Les films d’arts martiaux ? Même le lieu où se passe l’action, une tortue interstellaire supportant sur son dos quatre éléphants géants, en dit long sur la truculence de cet univers totalement barré.

Bref étant vierge de tout ce lore nous nous lançons dans l’aventure en prenant le contrôle de Rincevent et de son fidèle Bagage de la race des coffres à jambes.
S’ensuit alors une enfilade de dialogues pince sans rire et assez haut perchés dans le non sens et d’énigmes tellement capillotractées que notre patience arrive rapidement à bout.

Même avec une soluce c’est une véritable plaie tant l’enchaînement d’actions à fournir est conséquent et sans queue ni tête voyez plutôt le beau « kamoulox » suivant =>

« Récupérer un sac de sangsues. Prendre l’œuf sur l’étalage : ramasser le serpent qui s’en échappe. Entrer chez le psychiatre et parler au Troll : il faut une moustache noire pour être un héros. Aller interroger l’Amazone : elle confirme les dires des gardes et du Troll et rajoute la nécessité de porter une épée magique qui fait ‘ting’ »

Le jeu finit donc bien vite remisé au fond d’une étagère à attendre encore qu’un gamer généreux daigne faire preuve d’abnégation ludique.
Heureusement le Noël suivant nous serons largement plus gâté avec le mythique Chevalier de Baphomet (dont je vous invite à lire mes impressions ici même).

Ecco the Dolphin : Defender of the Future (Dreamcast)

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Début de l’an 2000 quelques screens absolument somptueux commencent à poper dans la presse spécialisée. Des fonds marins irréels de beauté dans lesquels un dauphin parfaitement modélisé se promène.

Le test tombe dans Console + et c’est un 95%, soit autant que pour Resident Evil : Code Veronica ! L’adjectif « grandiose » est lâché !
Diantre ! n’ayant pas fait les opus Megadrive je suis carrément hypé par ce test plein de louanges et j’effectue l’achat dans la quasi foulée.

Je me lance dans ma première partie et ma foi je suis charmé. C’est aussi planant et reposant qu’annoncé mais quelque chose cloche.

Cet univers sous-marin au final de me parle pas. Hormis les coraux et les récifs c’est assez vide l’océan au final, et la musique new age me tape vite sur les nerfs. Et je dois vous confesser que j’ai un gros problème, moi et l’orientation ça fait deux (ndYashide: il paraîtrait que c’est un critère obligatoire pour écrire sur Another Retro World…) ! et bien vite je me paume complètement dans cette immensité aquatique

Je me force encore quelques parties histoire de me dire que je n’ai pas balancé 400 balles pour un aquarium interactif mais bien vite la manette me tombe des mains malgré le rendu quasi photo réaliste des différents cétacés et autres poiscailles rencontrés. Et le jeu finit sa carrière au fin fond du bac des jeux qu’on se promet de relancer un jour… Sans jamais le faire (bien entendu) gnark gnark.

Final Fantasy VIII (Playstation)

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Ce jeu est à la fois une déception et une frustration. Petit rappel je reçois FF VII lors du Noël 1997 et c’est comme pour un nombre incalculable de joueurs, le premier contact avec le JRPG dans toute sa splendeur. Des heures et des heures perdues dans cet univers onirique.

Couplé à des mécaniques de jeu au tour par tour addictives et un système de materias captivant. Tout a résonné chez moi pour me faire vivre une aventure qui a marquée à tout jamais ma vie de joueur. Quand au bout de 200 heures je boucle enfin à contre cœur la quête de Cloud j’ai l’impression de quitter une bande de potes, ouais carrément !

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Enfin bref c’est dire si la sortie du VIII ème épisode je l’attendais avec une impatience trépidante.

Les previews débutent lors de l’année 98 et dispensent leurs lots de photos enchanteresses. C’est un tout autre style avec cette fois des persos au design réaliste qui sont modélisés.

Le contexte également change du tout au tout où l’on incarne le fougueux Squall élève d’une école militaire qui va avec ses compagnons évoluer au sein d’un scénario torturé mêlant conflit international avec une grande méchante manipulant la guerre pour arriver à ses fins. Tout cela saupoudré d’une gentille love story comme le suggère parfaitement la jaquette du jeu.

Les tests tombent et les superlatifs pleuvent :
« L’un des meilleurs RPG-aventure alliant beauté et scénario »
« Incroyablement beau… Un grand jeu »
Je ne cesse de lire et de relire le test jap de Console + de Mars 99 en méprisant presque le test FR de Metal Gear... C’est dire !

Un scénario prenant soit, des graphismes et des cinématiques à nul autre pareil d’accord mais moi il me faut un système de jeu aussi fignolé et fun que le VII sinon… Et là dessus il y a eu visiblement une grosse refonte notamment sur le système de magie mais j’y reviendrai…

Le plan de com’ de Squaresoft est bien rôdé en tout cas et je cède sans ménagement aux sirènes du numéro hors série de PlayStation Magazine qui propose une démo française directement tirée de la version finale !

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Je ne suis pas totalement convaincu par la nouvelle esthétique mais ça ne m’empêche pas de relancer la démo 50 fois.
Ma foi ça sera achat day one ! Je me gargarise une ultime fois devant le numéro de Console + de novembre 99 où la pluie de hits (Resident Evil 3, House of the Dead 2, Marvel vs Capcom…) ne m’empêche pas de foncer directement à la page 92 pour admirer le beau 95%.

Le mercredi 27 octobre 1999 j’obtiens donc mon précieux, LE jeu qui j’imagine va à nouveau m’amputer de mes heures de sommeil plus que de raison, me faire louper mon bac…Eh bien vu que nous sommes dans le top déception vous vous en doutez il n’en sera rien !

Alors oui bien sur l’intro tabasse mais je ne retrouve pas l’univers chaleureux et grandiose du VII.

Ici tout est beaucoup trop sérieux et c’est bête à dire mais la perte du design SD enfantin du précédent FF joue direct dans mon affect. C’est froid et les personnages ne tardent pas à m’être antipathiques...

Et puis ce système de magie mais quelle drôle de mauvaise idée les gens de Square ont eu là. Plus de jauge de MP mais a contrario un compteur qui s’incrémente à condition de chaparder des sorts aux ennemis !

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On ne sait jamais quoi voler ou à qui et c’est au petit bonheur la chance qu’on se constitue quelques sorts de feu par ici, de foudre par là. Moi qui en faisait un usage outrancier dans l’ancien opus je suis totalement dépité de cette vraie purge niveau gestion magique !

Bref tout ceci couplé au fait que ma Playstation commence à être touchée par le syndrome de la lentille défaillante => en gros une fois sur 3 les cinématiques freeze et je dois jouer avec la position de la console tout en allumant un cierge pour espérer pouvoir passer à la suite achève totalement ma volonté de poursuivre.

Seul le Triple Triade, ce jeu de carte complètement addictif, trouve grâce à mes yeux mais quelle maigre consolation lorsque l’on s’attend à vivre une aventure épique :(Mais je ne désespère pas un jour de trouver la force mentale de le relancer, tout comme enfin finir le IX et le X) !

– Melkiok – https://twitter.com/melkiok

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3 réflexions au sujet de « Top 5 des plus grosses déceptions gaming de Melkiok »

  1. Me souviens du lynchage de Streets 3 par la presse, qui n’est en fait pas si mal si l’on y joue en VO, c’est à dire en japonais. Certains sites dédiés décrivent les différences entre les versions européennes et japonaises, qui relèvent parfois d’une censure édifiante… La différence la plus notable concerne le niveau de difficulté : sur la version européenne, on s’emmerde, indubitablement, c’est trop dur, et pour ne serait-ce que toucher certains boss c’est l’horreur. Le mode « hard », qui est pourtant nécessaire pour accéder aux deux derniers niveaux du jeu, vous fait mourir au bout de 3 ou 4 coups d’ennemis insignifiants !!! A petit niveau, c’est un jeu hyper stratégique mais en « hard », c’est juste frustrantet ultra-nerd compatible. Et du coup, les nombreux défauts du jeu (dont la zik) en ressortent plus violemment. Tu devrais essayer Streets of Rage Remake, qui condense toutes les meilleures trouvailles de Streets 3 tout en permettant de retrouver les sensations de Streets 2 et même 1 ( avec la touche « police ») et des thèmes musicaux des 3 opus mélangés.

    • Comme d’hab Lamyfritz un com tout à fait érudit !

      Je connais bien cette histoire de censure 😉
      Je me suis documenté en long et en large sur la saga et sur cet opus que je n’ai pas réussi à aimé

      Très bon petit dossier au passage
      http://www.segakore.fr/index.php/2003/03/27/comparatif-les-differences-entre-pays-dans-la-serie-streets-of-rage-mega-drive

      Ton analyse de la difficulté est corroborée ici
      « En import jap, le dosage de la difficulté est moindre, donc le titre est trop facile ; en import us, la difficulté est bien dosée et jouer en 60 hz rend la partie plus fluide que l’édition pal, qui est en 50 hz et a hérité de la plus grande difficulté de l’épisode Genesis.. »

      Après il y a la difficulté amenée par le jeu lui même les ennemis, les obstacles, le game design et la difficulté induite par un Gameplay foiré ce qui est le cas ici selon moi.
      SOR 2 je le rince en long en large les yeux fermés en hardest et même en mode Mania 🙂

      J’ai le fameux Streets of Rage Remake 5.0a mais je n’ai pas vraiment de ‘SETUP’ convenable pour y jouer (PAD XBOX et stream sur une TV plutôt que d’avoir sur l’ordi…)

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