La presse JV et moi : la découverte, de Super Power à Player One (part 1)

yashide Par Yashide

Je vous ai préparé aujourd’hui un article un petit peu spécial puisqu’il ne parle pas d’un jeu ou d’une console en particulier, ni même de dessin animé ou de jouet de mon enfance. Non, je voulais plutôt revenir sur une part non négligeable, voire indissociable de ma nostalgie retrogaming : les magazines de jeux vidéo. Vous l’aurez peut-être remarqué à la lecture de mes textes, je fais souvent référence à Ultra Player ou autres Player One.

Et oui forcément,  pendant mes premières jeunes années dans le milieu, passées sur Game Boy principalement, mes seules références étaient les pubs (Super Mario Land) ou pire, les jaquettes (World Cup). Je ne parle même pas de la période Atari 2600 où je jouais aux jeux que mes parents s’achetaient… Bref, arrivé à l’âge où je commençais à économiser des sous pour m’acheter des jeux, je passais également d’interminables minutes dans le rayon dédié de mon libraire lorsque j’y accompagnais ma mère, attiré et subjugué par ces formidables ouvrages, remplis de dizaines de jeux qui me faisaient tous plus envie les uns que les autres. Et un jour de 1993, je me suis décidé à franchir le pas et à dépenser mes premiers Francs dans l’achat d’un Super Power, histoire de prolonger le plaisir à la maison, pour que les minutes se transforment en heures.

Point de Player One, Joypad ou Consoles +, les mastodontes du genre, pour moi ! J’étais possesseur de Game Boy et je lorgnais plus que très sérieusement sur la Super Nintendo donc au diable les magazines généralistes, ce qui m’intéressait, c’était Nintendo, donc quoi de mieux que le « magazine officiel » pour satisfaire mes envies ? Pas le meilleur choix avec le recul mais peu importe, mes premières armes ont donc été faites avec Super Power puis un autre mag’ dédié aux consoles de Nintendo : Nintendo Player.

Je vous avouerai que je leur faisais quelques infidélités avec Megaforce, magazine exclusivement SEGA, même si je n’avais ni Master System ni Megadrive, quand il y avait des choses qui m’intéressaient : en gros des dossiers DBZ. 😀

Megaforce 26 cover

Par la suite, Nintendo Player est devenu Ultra Player, est passé bimestriel et s’est ouvert quelques numéros plus tard au reste du marché. Ca tombait bien, j’étais également passé à la Playstation. Etant donné que j’achetais mon magazine régulièrement, j’ai tout de même fini par me décider fin 1996 à prendre un abonnement à Ultra. Et oui, la flemme de bouger mes fesses pour aller jusqu’au libraire augmentant  proportionnellement avec l’âge…

Quelle terrible déception alors que d’apprendre, à réception de mon tout premier numéro d’abonné, que celui-ci était le dernier et que mon magazine fétiche tirait sa révérence avec lui ! Ce numéro est ainsi devenu culte pour moi, d’autant plus qu’avec lui naissait ma passion pour mon jeu préféré de tous les temps, Les Chevaliers de Baphomet.

Le jeu des maisons d’édition aidant, j’ai heureusement pu transférer mon abonnement sur le très célèbre Player One. Je n’étais pas dépaysé puisque les rédacteurs étaient sensiblement les mêmes que ceux qui écrivaient dans Ultra Player, mais à mon grand plaisir le ton était un peu plus à la déconne que ce à quoi j’étais habitué ! Player One, bien que ce ne soit pas le magazine qui m’ait le plus marqué, restera tout de même celui que je trouve toujours, encore aujourd’hui, le plus agréable à lire du point de vue visuel. La maquette, les codes couleurs pour les machines (Nintendo = rouge, SEGA = bleu marine, Sony = bleu clair, Neo Geo = vert), pour les notes (plus la couleur est foncée, plus c’est bon :-)) tout était parfaitement clair et lisible, et c’était un vrai plaisir de parcourir ses plus de 150 pages tous les mois, à tel point que je manquais pas de renouveler mon abonnement chaque fois que nécessaire.

Malheureusement, une « nouvelle formule » a un jour fait son apparition, ce qui n’est pas spécialement bon signe ! D’autant plus que cette formule je l’appréciais beaucoup moins, avec notamment l’utilisation de notation sous forme de graphiques et une mise en page un peu plus « propre » qui rendait néanmoins le tout beaucoup moins plaisant et lisible à mon goût… Je commençais donc à penser que je portais la poisse, puisque finalement, Player One s’en est allé et a tristement rejoint Super Power et Ultra Player au Paradis des magazines, après un numéro d’adieu paru en janvier 2000

To be continued…

– Yashide – https://twitter.com/lardon_83

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8 réflexions au sujet de « La presse JV et moi : la découverte, de Super Power à Player One (part 1) »

  1. ha megaforce et player one, mes deux magazines cultes. Le premier car étant sega user (master system puis megadrive) et le second pour la période SNES grandiose. Player One était pour moi le magazine de référence !

  2. C’est dans lequel qu’il écrivait le célèbre Marcus ?

    Mon frère avait une ENORME pile de tous ces magazines (tout confondu) et je passais des heures à tout lire (je me souviens aussi de « la bible des tips » en 2 volumes 😀 pour les tricheurs), j’ai 2 anecdotes sur ce sujet.

    10 (15 ?) ans après un pote joue à Metal Gear nes et sans trop savoir pourquoi je disais « c’est pas là c’est là qu’il faut aller » et en fait j’avais juste des souvenirs d’avoir lu et relu la soluce, sans jamais avoir eu le jeu.

    Quand j’ai eu ma super nintendo, ma mère m’a jeté un magazine de mon frère dans la tête « tiens choisis un jeu pour noël », c’était Adams Family ou Final Fight, j’ai choisi Adams Family et j’ai eu raison, rien qu’en lisant les tests :p (ce final fight étant un des plus mauvais portages à vrai dire). Adams family a été mon premier jeu à moi (hors le « nintendo scope 6 » du bundle) et aussi le premier jeu que j’ai fini !

    Tu oublies de dire quelque chose de très très important :o, c’est que tous ces magazines sont téléchargeables légalement gratuitement ici :
    http://www.abandonware-magazines.org/.

    Bonne lecture hein :D.

    • ah bah oui t’as raison, je comptais mettre un lien vers abandonware magazine et j’ai oublié 😦 je vais le rajouter et je le mettrai aussi dans les suites de mon article !

      Marcus a écrit dans Player One !

      Très bonnes tes anecdotes ! Moi aussi j’adorais lire les soluces même de jeux que je n’avais pas et que je connaissais au final par coeur quand même, j’évoquerai ça dans la dernière partie 🙂

      Ah le Nintendo Scope 6 ! C’était vraiment pourri au final mais j’adorais y jouer. Mes jeux préférés c’étaient les 2 « Tetris » et le jeu avec les espèces de taupes-aliens qui sortaient des trous 😀

  3. Tu as quand même une bonne mémoire pour te rappeler de tous ces petits détails!
    Pour ma part j’ai été abonné très longtemps à consoles+, et j’ai feuilleté des tonnes d’autres magazines chez le marchand de journaux, mais si j’en garde de très bons souvenirs, tout ça reste assez emmêlé!
    Reste que ce « rituel » mensuel de découvertes et de rêves manque un peu aujourd’hui, alors qu’on ingurgite l’information à la vitesse de l’éclair! (et qu’on l’oublie aussi vite ou presque!)

    • Bizarrement Consoles+ je crois que c’est un des rares que j’ai jamais acheté ! C’était LE moment fort du mois… Quand je harcelais ma mère tous les jours en rentrant des cours pour savoir si le mag était au courrier du jour ou que je passais 1h à feuilleter toutes les nouveautés à la maison de la presse 😀

  4. J’ai crée un groupe sur Facebook (Dragon Ball Rétro) et en reprenant quelques articles de Console + et de Player One sur les dossiers Dragon Ball, ça sacrement mal vieillit, et les avis étaient peu inspirés.

    AHL dans le Podcast de MO5 sur le magazine Console + que je recommande (http://mag.mo5.com/actu/66709/les-podcasts-de-mo5-com-31-lhistoire-de-consoles/ ainsi que celui sur Player One : http://mag.mo5.com/actu/38950/les-podcasts-de-mo5-com-16-lhistoire-de-player-one/ ) m’a un peu détruit le souvenir que j’avais sur ce mag tant il y avait des magouilles avec les éditeurs ainsi qu’avec les annonceurs.

    Par contre faits intéressants, Console Plus et Joypad ont été les seuls magazines à ne pas faire pressions aux éditeurs (Océan, Nintendo, Atlus) concernant les tests d’imports qui étaient très mal vus par les constructeurs et éditeurs.

    J’ai encore de très nombreux numéros d’anciens magazines, et comme dans cet article, je garde un excellent souvenir de cette époque mythique. Époque où on savait attendre la sortie d’un jeu, on avait pas le net pour voir des centaines d’internautes insulter un éditeur car il y avait peu de news depuis deux jours. Et puis, on se bousillait les yeux sur les images qui nous faisaient tous rêver.

  5. J’étais abonné à Mégaforce, punaise, j’ai retrouvé les pin’s cadeaux lors de mon dernier déménagement… Ceci dit, au dessus de tous ces magazines que je connaissais bien, je placerais volontiers Joystick, qui avait un état d’esprit très particulier.

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