La Game Gear, la portable improbable (Partie 2)

yuuyakun par YuuyaKun

Dans mon précédent article j’avais abordé le cas des jeux Game Gear, assez peu nombreux, pas toujours bien portés et qui finalement se sont vite éclipsés pour laisser place, grâce à l’adaptateur magique, au jeux Master System 2 (oui vous savez la petite soeur de la Master System, la mienne incluait d’office le jeux Alex Kidd)

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Et pour cause, la gamme déjà plus conséquente des jeux Master System propose plus d’un titre mettant en scène les héros de mon enfance et je ne peux évidemment que commencer par l’univers qui m’est le plus cher : Disney.

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Ces films qui m’ont bercé et me berceront encore longtemps, ces VHS que j’ai usées jusqu’à la moelle du plastique (la Petite Sirène et Basile Détective Privé sont ceux qui ont le plus morflé) en rêvassant à ce parc dont on nous vantait la magie avant chaque film et que je peux maintenant visiter à loisir sans m’en lasser.

Oui je le dis, je l’avoue, JE LE HURLE à la face du monde : je suis une fanatique de Disney et ça ne date pas d’hier (d’ailleurs si vous voulez faire un geste de grande charité offrez moi un voyage à Walt Disney World silvousplaaaait).

Bref, ne nous laissons pas davantage distraire, et parlons de mes 2 titres phares : Aladdin et Castle of Illusion.

Le premier, comme son nom l’indique, reprend l’intrigue et le scénario du fameux film Aladdin sorti dans les salles obscures en 1993 (un hiver très neigeux, je me souviens très bien avoir fait une bataille de boules de neige avec mon père et ma soeur à la sortie du cinéma)

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Des jolis graphismes vivants, un Aladdin plutôt vivace et des musiques reprenant les chansons principales du film : que demander de plus ? Une jouabilité à toute épreuve, une difficulté bien dosée… Ce jeu est un véritable plaisir à jouer, entre séquence de plate forme, course à pied dans les rue d’Agrabah, vol sur tapis volant et combat de boss, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. D’ailleurs c’est peut être là que la babouche blesse, le jeu a une durée de vie relativement courte et même enfant je parvenais à le finir en moins d’une heure !

En revanche, je n’ai jamais vu le bout de Castle of Illusion, ce jeu de plate forme où vous incarnez Mickey, prêt à se lancer dans l’aventure pour sauver Minnie enlevée par Mizrabel la sorcière.

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Mickey Mouse - Castle of Illusion

Là encore on entre dans un univers bien coloré aux graphismes soignés, je pense notamment au niveau de la salle des jouets qui m’avait bluffé à l’époque.

Le principe est donc de traverser chacune des portes du château, renfermant chacune un monde bien différent et bourré d’ennemis afin de récupérer des joyaux et combattre le boss final.
J’ai beau voir dans les tests parcourus sur le net que le jeu est d’une grande facilité, dans mon souvenir pas du tout ! Bon, il est vrai, je suis loin d’être une référence en matière de jeu de plate forme mais il me semble qu’il est bien plus compliqué dans sa version Master System que Mega Drive. A confirmer si vous connaissez et avez testé les deux versions.

La seconde licence à avoir happé les heures de jeu de ma prime jeunesse : Astérix. Fan de la bande dessinée et des dessins animés que je connais par coeur et ne manque pas de regarder lors des (trop) nombreuses rediffusions, j’avais été assez déçue des versions Game Boy et NES aux graphismes relativement moches et pas du tout fidèles à ce que nous pouvons connaître du petit blond moustachu (qui lui n’est pas plombier).

Astérix and the Secret Mission

Dans cette adaptation Astérix et Obélix sont chargés, par Panoramix, de glaner aux quatre coins de la Gaule les ingrédients manquants à la réalisation de la fameuse potion magique (qui se souvient de ces gourdes de potion magique vendues en grandes surfaces qui contenait en faite une sorte de Yop ?)Et ô miracle, joie, bonheur infini ! Les deux personnages sont jouables avec un gameplay différent pour chacun. Les attaques à coup de grosses fesses pour Obélix et les coups de poing pour Astérix.

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Pour ne rien gâcher, le jeu est graphiquement fidèle à l’oeuvre de Goscinny et Uderzo, les personnages très maniables et les tableaux et ennemis assez variés (forêt avec les classiques Romains, grottes contenant diverses araignées et têtes de mort sanguinaires, bateau hanté….)
A noter que les tableaux sont variables en fonction du choix de personnage effectué en début de jeu, puisque seuls quelques niveaux sont communs. A titre d’exemple, Astérix traverse la mer en mode surfeur Australien, tandis qu’elle se déroulera en plongée sous-marine pour Obélix (ma partie préférée du jeu !)

En bref si comme moi vous avez été dégoûté à vie des Astérix sortis sur Game Boy et NES, que vous avez un peu de temps à perdre et ne recherchez pas un gros challenge : il est à essayer d’urgence, par Toutatis !

Et bien voilà… cette retrospective touche à sa fin, mais je vous ai gardé le meilleur du meilleur en matière d’adaptation : le Trivial Pursuit !

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Oui, non, à vrai dire le Trivial Pursuit sur la Master System, c’est une private joke. Ce jeu aurait autant mérité qu’E.T d’être enterré dans le désert du Nouveau Mexique, et si vous ne le connaissez pas je vais vous expliquer pourquoi.

Ce n’est pas que les graphismes soient particulièrement mauvais ou que le piaf vous servant d’interlocuteur ne soit pas agaçant avec ses « pioupioupiou piou » de crécelle. Non, tout cela ce n’est rien comparé au fait que ce jeu n’a strictement aucun intérêt si l’on souhaite tester sa culture générale, ce qui est pourtant le but premier de ce jeu de plateau. Pourtant vous devez bien répondre à des questions triées en 6 catégories auxquelles vous devez répondre par Oui ou par Non… Mais on s’aperçoit vite au fil des parties qu’il suffit de répondre toujours et invariablement par Oui pour gagner et obtenir vos camemberts. Tout est dit…

Dans la Game Gear, contrairement au cochon tout n’est pas bon. La console de poche made in Sega a bien sûr des problèmes d’autonomie et de grosses lacunes au niveau de sa ludothèque mais elle était bel et bien en avance sur la concurrence. Quelques années de recherche supplémentaires sur la miniaturisation des composants et l’amélioration du système d’alimentation auraient peut être permis à la firme de sortir LA portable de la décennie.

– YuuyaKun – https://twitter.com/yuuya_kun

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Une réflexion au sujet de « La Game Gear, la portable improbable (Partie 2) »

  1. Merci pour ces souvenirs de jeux qui étaient parmi mes préférés sur Game Gear ^^ ! J’ai dû les refaire des dizaines de fois, ça m’a fait plaisir de revoir ces images !

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