Test de Prince of Persia sur Amstrad

melkiok Par Melkiok

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Bon là je m’attaque à un gros morceau avec nul autre que le mythique Prince of Persia. Après avoir lu dans Amstrad 100% de Décembre 1990 la critique enflammée du jeu (le 98% obtenu m’a vraiment marqué) je n’hésitais pas plutôt que de céder à l’appel d’une énième compil à le demander pour mon anniversaire (ma sœur elle demande le très bon Ghostbusters 2 sur lequel je reviendrais dans un prochain article)

Je me souviens encore très bien être parti, à l’occasion d’une sortie sur Paris en compagnie de mes parents, dans une des mythiques boutiques « Général » pour que l’on achète ces deux jeux. Autant dire que sur le trajet retour l’excitation était à son comble et que nous n’arrêtions pas d’admirer au dos des boîtes les différents screenshots.

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Bon tout le monde connaît le pitch de Prince of Persia et c’est bien sur encore l’histoire d’une demoiselle en détresse : usant de sa magie, l’infâme Vizir lui jette la malédiction suivante : si elle ne l’épouse pas dans l’heure, elle meurt. Il ne reste plus au valeureux Prince enfermé dans les cachots qu’à parcourir l’ensemble des 13 niveaux dans le temps imparti d’une heure (en temps réel et après on se plaint de la durée du solo de Call of Duty) pour délivrer sa douce.

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La première fois que j’ai lancé le jeu ce qui m’a marqué c’est bien entendu la qualité totalement folle de l’animation du prince. J’ai du passer 20 bonnes minutes à enchainer les dérapages et autres sauts rien que pour le plaisir d’admirer la fluidité des mouvements et le détail des étapes d’animation. Quelle belle invention que le rotoscoping !

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Sinon le jeu en lui-même était très prenant et j’ai cru longtemps pouvoir réussir à enfin sauver la princesse. Mais bon je dois avouer ne jamais être allé au bout, les derniers niveaux étant vraiment trop impitoyables avec des pièges bien vicieux et le degré d’habileté nécessaire pour manier le saut a eu raison de ma patience de jeune joueur.

Maintenant place à un petit test du jeu.

Aspect graphique :

Au-delà de toute considération esthétique (les graphismes sont propres), c’est bien évidement la qualité de l’animation qui nous saisit. Sur Amstrad c’est juste du jamais vu.

Bande son :

Pas de musique pendant le jeu (comme c’est parfois le cas sur cette machine) mais une musique d’intro aux accents orientaux plutôt bien rendue. Les bruitages sont tout ce qu’il y a de plus basiques.

Jouabilité :

Pour un tel jeu d’adresse et de précision (le moindre faux pas peut être fatal) il fallait des commandes réactives. Ce qui est le cas, on enchaîne les sauts de la mort et les pas de velours sans aucun souci.

Durée de vie :

Pas de niveau difficulté. Nous avons 1 heure pour sauver la princesse point barre. Mais pour arriver jusque-là il faudra être persévérant et méticuleux tant les derniers niveaux jouent avec nos nerfs.

Conclusion :

Un jeu révolutionnaire. Le nombre d’adaptation et de spin off parle de lui-même.

Et aujourd’hui :

Ayant joué à pas mal d’adaptations depuis (notamment la superbe version classique HD sortie sur Xbox 360 et PS3 en 2008) on revient avec plaisir à cette version épurée. Tout est toujours aussi réactif mais un peu plus rigide que dans mes souvenirs.

Anecdote Perso :

Quelques mois plus tard je découvris le jeu sur PC (article évidement prévu dans ce bouleversement technologique par rapport à notre cher vieux Amstrad) et me replongea avec plaisir dans cette version au graphisme bien évidement embelli…En revanche n’ayant pas de carte dédiée, les sons provenant du speaker du PC, étaient beaucoup moins appréciables que sur la version Amstrad.

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– Melkiok – https://twitter.com/Melkiok

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4 réflexions au sujet de « Test de Prince of Persia sur Amstrad »

  1. L’un des deux seuls jeux que j’avais sur amstrad pc-1512 (en 2 couleurs, or et noir), j’avais 4 ans je ne savais pas écrire et mes frères écrivaient sur un papier en gros les touches à taper pour moi lancer le jeu :p. Je sais pas si je suis allé plus loin que le niveau 1 (il me semble l’avoir passé quand même), j’étais traumatisé à chaque fois que je tombais de haut dans des pointes :D.

  2. J’y ai beaucoup joué sur PC… Il est clair que les différentes façons de mourir étaient savoureuses ! Ce jeu avait quelque chose d’envoutant grâce à une foule de petits détails (le squelette, les potions, le double maléfique, le gros lard, la petite souris…), et la dynamique d’ascension et de chute entre les niveaux 6 et 7 nous faisait vraiment ressentir le découragement nécessaire à toute grande œuvre épique.

    • Dommage en ce qui me concerne je n’ai connu que les mélodies via speaker pour cet opus
      Ai je raté quelque chose ?
      Mais je rejoins le fait que tout dans ce jeu avait respirait le travail appliqué et méticuleux qui par ces petits détails enrichissaient considérablement l’expérience de jeu et l’affect développé pour celui ci

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